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En route vers soi-même !

Mis à jour : 9 oct 2019

« La délivrance est possible, mais elle ne saurait l'être que comme résultat de labeurs prolongés, de grands efforts et, par-dessus tout, d'efforts conscients vers un but défini » Piotr Ouspensky – Fragments d'un enseignement inconnu.

Qu'est-ce que l'introspection ? pourquoi s'introspecter ? Voici deux questions auxquelles je vais apporter des réponses. Aussi, comme j'aime souvent le répéter, mes réponses s’appuient sur mon vécu, si celles-ci ne constituent pas une vérité absolue, elles font cependant échos à une partie de la Nature. A chacun d'y trouver ce que bon lui semble, pourvu simplement que ces réponses les éclairent un tant soit peu, et les aides sur leur chemin.



Dans le monde de la spiritualité, beaucoup aime citer la phrase trônant fièrement sur le fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même » ; le fameux « gnothi seoton » de la Grèce antique. Si il est bien entendu bon de faire résonner cette phrase dans notre psychisme, il faut aussi la rendre vivante et manifeste. C'est souvent là que les choses se gâtent. En effet, acter cette phrase, c'est passer à l'action, c'est se lancer dans la grande aventure de la découverte de soi. Ce n'est pas confortable pour l'ego, car on sait pertinemment que si l'on va découvrir des merveilles, on va aussi découvrir ses parts d'ombres. Qui aurait envie de plonger dans ses ténèbres intérieurs en sautant de joie ? Pas grand monde je le pense ! Et cela est bien normal. Oui, l’introspection c'est bien cela ! C'est une aventure intérieure à la découverte de soi.


S'introspecter, c'est vouloir se découvrir ; c'est désirer savoir qui l'on est vraiment. C'est aller au-delà de tout ce qui nous semble être ce que nous sommes, pour voir se dévoiler ce que nous sommes réellement. On va donc se retrouver face à beaucoup d'obstacles, beaucoup de résistances de l'ego qui ne peut envisager cela. En effet, dès que l'on commence un chemin introspectif, l'ego (ou le « moi ») va se sentir menacé, il va voir son existence être mis en danger ; et pour cette raison là, il va se battre pour ne pas qu'on le démystifie de trop !

Tout sera bon pour freiner la progression de l'individu souhaitant se découvrir. Seulement voilà, pour savoir qui nous sommes véritablement, il va falloir mettre en lumière beaucoup de choses, et en premier lieu, il va falloir découvrir ce qu'est notre ego, notre « moi ». Car si nous vivons sans trop se soucier de cette question, nous nous voyons être malgré tout victime de notre propre inconnaissance de nous-même. Cette dernière nous fait sombrer dans le sommeil le plus profond, comme si quelque chose nous avait endormis (à l'image de la belle au bois dormant). Celui qui dort ne se connaîtra jamais, il faut se réveiller, et pour cela, il faut s'introspecter.



Oui, on ne veut pas faire ce geste, on ne veut pas ouvrir les portes de notre psychisme pour voir ce qu'il s'y passe. On le sait, des trésors y sont cachés, mais une grande souffrance s'y loge aussi. La voilà la raison de la résistance : la souffrance. On ne veut pas souffrir, on ne veut pas avoir mal ! Il faut se rappeler des paroles dans anciens qui de manière parabolique disaient : « C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie » (livre de la Genèse, chapitre 3, verset 17). On ne veut pas faire face à nos démons intérieurs qui, pour sur vont nous tourmenter lorsque que nous devrons les affronter. Alors la souffrance se manifestera, et nous pensons trop souvent que nous ne tiendrons pas face à cet ennemi intérieur.

Il ne faut pourtant pas oublier une chose ! Nous sommes outillés pour combattre notre propre ténèbre. Pourquoi ? Parce que c'est là même l'objectif de notre vie sur terre : travailler sur nous-même pour devenir meilleur ! C'est là tout ce qu'il y a de plus naturel pour un être humain. Et dans ce sens, l'introspection devient une chose parfaitement normale, et non suspicieuse ou évitable. Si l'on désire vraiment s'élever et se découvrir soi-même, on ne peut pas faire l'impasse sur cela, on doit s'introspecter.


Certes ! Nous avons tous notre libre arbitre et chacun est bien libre de faire ce qu'il lui semble le plus juste (y compris de mépriser l'introspection si il le souhaite). Mais je me permet d'être assez strict car je l'ai vécu moi-même ! Il y a un avant et un après, un passé et un devenir plus beau ! Je me souviens de ce que j'étais avant ce travail introspectif, je souffrais, oui ! Comme tout le monde à son niveau. Mais je souffrais inutilement car cette souffrance ne s’évaporait pas de mon psychisme ! Elle restait et me déchirait toujours plus.

« Je me suis embarqué dans cette aventure, mon « passeur » à la barre, et, croyez-moi, j'ai abordé les rives de l'Hadès (le royaume des morts). Maintenant, je peux affirmer que, si je ne sais pas où je vais, je ne veux plus retourner d'où je viens » Philippe Genest – La toilette de psyché.


Tout se mis à changer à partir du moment ou j’eus fais le choix de commencer mon aventure thérapeutique. J’eus alors fais le premier pas, le plus dur de tous, et la transformation commença dès la première séance. En sortant de cette première fois, je fus soulagé, je me sentais sur la bonne route, le bon chemin. Enfin je savais que je marchais vers la bonne direction, et ce pour de bon ! Oui, il y eu du travail, de l'effort à fournir, de la persévérance à déployer, etc ! Mais je sentis profondément en moi un ancrage sur une voie de réalisation.

J'ai alors labouré mon champ avec beaucoup de ferveur, j'y travaillais avec cœur, passion, entrain et détermination. Et je dois le reconnaître aujourd'hui, ça a marché, j'ai guéris, je ne souffre plus. Si je peu être dérangé par le vacarme des choses de la vie, je ne suis plus victime de ma ténèbre. Mes démons sont morts, je les ai terrassés, et je peu l'affirmer sans rougir. J'ai travaillé dur pour parvenir à être bien dans ma peau. J'ai dépensé de l'argent, du temps, de l’énergie, etc. Je n'ai pas compté tout cela, je l'ai fait avec résolution et motivation. Je me suis introspecté, jusqu'aux tréfonds de mon âme. J'ai vu des merveilles, et j'ai vu les ténèbres. J'ai fait mon odyssée, celui dont nous parle Homère dans ses écrits. Oui, je l'ai fait, et j'en suis revenu vivant, plus que vivant !



Voilà pourquoi je parle d'introspection, car je le sais, ça guérit l'âme, ça guérit l'homme. Et si vous voulez vraiment vivre heureux pour le restant de vos jours, faite le aussi ! Introspectez vous ! Plongez en vous et faites ce qui doit être fait pour votre propre salut, et pour vivre dans le bonheur. Contrairement à beaucoup de discours actuels, il n'y a pas d'autres façons de se découvrir et d'être heureux. Si tel est votre désir le plus cher, alors introspectez vous ! Si vous êtes déterminés, et non juste curieux, cela fonctionnera à merveille, et vous guérirez. On peut alors se souvenir de ce que disait l'éminent philosophe indien Jiddu Krishnamurti : « Quelle merveille ce serait de pouvoir, tous ensemble, comprendre au moins une chose : la nature de la prise de conscience, la nature de la perception, la nature de la vision pénétrante. Car à ce moment-là, l'esprit est libre de vivre. De vivre vraiment, et non de vivre sous le signe du conflit et de la lutte, de la suspicion et de la peur, des blessures et de la souffrance sous toutes ses formes » (Jiddu Krishnamurti – L'esprit et la pensée).

Ne croyez pas que la réussite d'un travail de cette nature soit du ressort du thérapeute qui vous accompagne. Lui n'est qu'une aide temporaire dont vous allez vous servir pour mener à bien votre quête. Vous êtes la clef pouvant vous délivrer de votre propre prison. Vous êtes la solution à vos propre problèmes, ne l'oubliez pas !


G.Attewell

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